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Posts de blog (33)

  • Les enfants et le Virus : e-book

    Un ouvrage collectif en accès libre, issu de l’expérience des professionnels exerçant en pouponnières sociales pendant et après l’épisode Covid que nous venons tous de traverser. Une reprise de l'ensemble des posts de ce blog, augmentés d'une enquête et de plusieurs articles. Télécharger l'e-book "Les enfants et le virus" (diffusion libre et gratuite) "Cet écrit est magnifique, il fait beaucoup de bien à lire, il redonne de l’humanité à cette situation à risque de déshumanisation. Merci beaucoup" Stéphanie

  • J-longtemps... Et maintenant...

    Et maintenant. Nous voilà déconfinés ou presque. Et il ne s’agirait pas que nous soyons déconfits. Nous avons été, pendant deux mois, reclus dans nos établissements, placés sous cloches pour éviter cette propagation qu’on nous annonçait sans précédent. Elle le fut et nos collègues qui sont montés en première ligne dans les hôpitaux pourraient en témoigner. Si ce n’est que, touchés au plus profond de leur être, ils préfèrent vous parler de la vie, des oiseaux dans les arbres et des fleurs dans les champs plutôt que revivre encore le traumatisme de ces semaines hors normes et hors du temps. Et nous ? Nous avons fait ce que nous savons faire de mieux: protéger ceux qui nous sont confiés sans compter l’énergie que cela nous demandait de mobiliser. Et maintenant ? Nous voilà désormais le jour d’après. Le moment de faire les comptes et les bilans. Pour les premiers, nous allons faire confiance aux services des finances et des RH. Les premiers additionnent et totalisent. Les second décomptent les heures et les contrats en renfort. Au final, cela nous coûtera cher. Nous le savons. Mais il fallait bien cela ! Et si nous nous en tenons aux déclarations tonitruantes des personnes qualifiées qui émettent des avis et s’autorisent à penser dans les milieux autorisés chers à Coluche, le coût global à l’échelle de la Nation sera entre 250 et 650 milliards d’euros. Les spécialistes de la spécialité apprécieront les 400 milliards de différence. Et maintenant. Nous tous dans tout cela ? Tentons de tirer un bilan rapide de cette aventure. Nous avons changé notre manière de fonctionner et nous avons appris à nous débrouiller sur les réseaux de visiophonie pour garder le contact entre les usagers, les familles et les professionnels. Cette pratique encore impossible il y a 30 ans a révolutionné nos habitudes. Et pour certaines et certains nous a obligé à apprendre en quelques jours l‘usage des outils multimédias que nous regardions parfois encore d’un peu loin. Nos réunions sont devenus Zoom. Nous skypons à longueur de journée depuis n’importe quel endroit où nous nous trouvons à n’importe quel moment où a lieu l’appel. Les bureaux sont vides et les salles de réunion résonnent de nos absences. Sur le terrain, au plus proche des personnes qui nous sont confiées, les professionnels aussi ont appris à faire différemment. Les agendas de premier ministre qui étaient ceux de nos chers têtes blondes ont fait place à l’insouciance de l’enfance et à une réinvention quotidienne de la vie en collectivité. A peine perturbés par une reprise de scolarité en petits pointillés, les enfants de la Petite Enfance ont appris à se débrouiller sur leur vélo sans les petites roues rassurantes qui étayaient leur équilibre. Ceux de l’Enfance ont redécouvert les plaisirs des jeux de société et les plus grands ont appris l’autonomie scolaire et intellectuelle en suivant avec sérieux ”l’instruction” obligatoire menée à distance par leurs professeurs également confinés. En fait, l’enfant a repris toute sa place d’enfant pour grandir en toute sérénité. Et cette parenthèse fut très profitable pour la majorité. Et maintenant. Les adultes que nous sommes cherchent à rétablir un fonctionnement dit normal. De phase 1 phase 2 et de phase 2 en phase 3, nous déconfinons, nous rallumons les lumières, nous remettons du charbon dans la chaudière, de l’essence dans le moteur. Mais devons-nous recommencer comme avant ? Les enfants nous disent non parce que leur vie suspendue a été bénéfique à plus d’un point. Et nos professionnels de terrain qui ont retrouvé le véritable sens de leurs mission les rejoignent sur bien des sujets. Et maintenant. Et si nous réinventions le quotidien ? Et plus encore : notre avenir ? Allez, chiche ? Lionel AUZET, chef de service Petite Enfance, Foyer de l’Enfance du Bas-Rhin

  • J 70 - Bravoure et usure après 10 semaines de (dé)confinement...

    Nous y voilà… 10 semaines de confinement, toujours autant de cadre contenant mais si contenant qu’il en devient étouffant… Lundi 19 mai 2020 Pour qui ? Pour les plus petits qui manquent de lieux « soupape » pour décompresser, même si nous avons un jardin, mais celui-là ils le connaissent trop bien désormais et il fait tellement partie intégrante de ce cadre contenant au final… Pour qui aussi ? Pour les plus grands, les ados, qui tout-à-coup prennent le pli, voire le repli, de s’enfermer, de faire silence, de s’évaporer, le nez dans le téléphone portable, la tête dans l’écran du PC ou qui plongent aisément dans ce flegme si épidémique qu’on leur connaît bien quand la situation les dépasse et qu’ils n’ont pas le courage de l’affronter… Pour qui encore ? Pour nous les accueillants qui n’avons plus une seule minute de répit, qui sommes envahis H24 par ces enfants devenus progressivement macrophages, qui nous sollicitent sans demi-mesure, et qui craignent à chaque instant l’interruption brutale, la rupture de ce cadre si contenant, si sécurisant, si confortable qu’ils n’ont jamais connu aussi intensément, dont ils sont devenus addicts et qui à présent menace de les rendre dépendants de façon illimitée ! Voilà ce que j’observe aujourd’hui : ces tout-petits qui testent sans limite la teneur de notre positionnement et de notre bienveillance à leur égard, pensant réussir à nous faire flancher puisque dans leur construction initiale le cocon familial est si fragile ou pour certains ne ressemble qu’à un ramassis de débris éducatifs, de violence physique, de violence verbale et de carence affective, si peu fiable dans le temps. Alors nous aussi nous allons bien finir par céder sous leur pression, car c’est bien ce qu’il se passe habituellement avec leurs parents… Puis dans l’histoire ce sont eux les mauvais éléments et la raison de leur propre placement (ils sont tellement loyaux) donc il parait normal que la référence adulte finisse par les rejeter ! Et ce confinement accentue leur ténacité ! Sans moyen pour décompresser, je crains que ce confinement ne finisse par nous desservir, même si nous prenons toutes les précautions possibles pour éviter le chaos… les envahisseurs sont là et pour ceux qui présentent de réels troubles affectifs, le puits n’a pas de fond ! Ils deviennent notre ombre, notre double et même nous-mêmes parfois, réussissant à piquer notre propre place, à usurper nos identités pour se construire ce personnage qu’ils ne sont pas mais à qui ils aimeraient tellement ressembler, histoire de se débarrasser de ce lourd sac à dos qui les poursuit et qui les hante ! Nous sommes pris en otages les uns les autres et cette machination n’est que le résultat d’une situation sanitaire précaire insuffisamment prise en compte et surtout tellement imprévue… Oui nous sommes des professionnels et nous sommes empathiques… mais à quel point ? Nous devons parfaitement nous connaître et faire preuve d’écoute les uns envers les autres mais aussi de beaucoup de sagesse : aujourd’hui je mets en avant cette valeur d’âme qui s’avère extrêmement nécessaire si nous voulons faire face et rendre le quotidien agréable et serein ! Et je conseille la pratique de la sophrologie et/ou du yoga avec les enfants, c’est aidant ! Merci aussi à ce beau temps qui est revenu et nous permet de positiver ! Puis nous construisons à notre méthode, avec nos ressentis et nos expériences, si bien que j’ai dû transformer ce semblant de vacances en école à la maison le matin, pour continuer à occuper tout le monde et à remplir ce grand vide qui ne cesse de les envahir et de décupler ; puis j’organise des récréations ludiques créatives l’après-midi… même le temps calme entre 13h30 et 14h30 n’est plus respecté par les plus jeunes qui sont angoissés à l’idée d’être écartés de mon attention même durant une petite heure. Nous faisons du sport, nous chantons, nous jouons, nous expulsons au mieux nos tensions… mais ils sont affamés ces enfants et en réclament toujours plus ! Je tente de vous décrire le quotidien en théâtralisant les situations et pensées de chacun d’entre eux… pour vous donner un peu le ton de ce que l’on peut vivre ces temps-ci (même si je ne peux pas me mettre à la place de chacun d’entre eux et encore moins dans leur tête…) ü A 4 ans, je ne dors plus, même le soir, je résiste au maximum ; c’est rassurant le confinement, on s’occupe beaucoup de moi mais je n’y suis pas habituée… alors je m’oppose aux règles pour voir ce que ça va faire… ; je teste H24 mon assistante familiale pour vérifier si elle va tenir bon, car je suis assez tenace en mon genre et j’aime bien agacer les autres, histoire d’attirer leur attention, qu’ils s’occupent d’une certaine façon de moi, qu’ils se rappellent que je suis là ou qu’ils se fâchent ou qu’ils me rejettent aussi, parce que ma maman et mon papa ils ne veulent pas de moi depuis longtemps déjà… c’est bizarre… pourtant j’ai beau tout tenter mais ici on m’accepte comme je suis et on me garde… ça m’étouffe un peu ! ü A 7 ans, je deviens sournoise et tente de récupérer une place unique auprès de mon assistante familiale – à défaut de croire que je n’en ai plus auprès de ma maman depuis l’annulation de mes visites (le téléphone ne remplaçant pas les rencontres physiques et ne s’avérant même pas fiable dans la régularité des appels de maman) – jusqu’ à éliminer mes propres congénères par tous les subterfuges possibles (mais ma maladresse me dessert et me met parfois en réelle difficulté face à mes mensonges ou à ma méchanceté envers mes pairs) ; mais je suis en colère et je veux voir ma maman, elle me manque trop ! Et puis l’école à la maison c’est bien beau mais je dois la partager avec les autres… et je dois surtout partager mon assistante familiale avec les autres…brrr….. ü A 9 ans, je tente coûte que coûte d’absorber pour moi toute seule mon assistante familiale, quitte à l’engloutir toute entière, sans cesse à la solliciter et à tenter d’allonger le temps à passer avec elle, par tous les moyens, stratégique à souhait, inusable, hyper active, insatisfaite et impatiente, envahissante au point de ne laisser aucune place à la concurrence ; et ce besoin inassouvi de lien affectif finit même par me rendre irritable, agressive… mon papa me manque vraiment : il ne prend jamais de mes nouvelles, il m’oublie au final… il s’en fiche pas mal de ce que je deviens… ü A 16 ans, je manifeste mon impatience en va-et-vient incessant, à la fois là, pas là, intrusive, absente, participative, passive, incluse, exclue, à la fois présente et constamment enfermée dans ma chambre, coquette et manquant d’hygiène en même temps, aux émotions qui font le grand huit en permanence, j’utilise l’autre comme un objet puis je le jette violemment quand je n’en veux plus, toujours angoissée à l’idée d’une séparation à venir, par cette impression d’abandon qui me poursuit et me hante jour et nuit ; alors d’instinct je me rends récalcitrante face aux règles qui organisent la vie collective journalière et surtout face aux interdictions qui accompagnent le confinement (comme ne plus avoir la possibilité de partager des moments intimes avec mes amoureux que je collectionne virtuellement, par addiction affective excessive et angoisse profonde de l’abandon) ; moi aussi je veux à tout prix retrouver ma maman et je continuerai à mettre à mal le lieu d’accueil où je vis s’il le faut, car personne ne me comprend !!! Je suis une victime du placement !!! ü Puis quand on a 17 ½ ans, je voudrais voir la situation se figer sur ce moment latent dans lequel je n’ai pas plus envie de m’échapper que de me rendre actrice, au risque d’être propulsée à vitesse grand « V » à la porte de mes dix-huit ans ! Alors j’attends patiemment et me rends passive à souhait, réussissant même à me fabriquer des rituels de vie quotidienne, moi qui pourtant allait si bien… et qui vous démontrais mon envie d’avancer… même ma joie de vivre n’est plus… ou je m’efforce de faire semblant histoire de ne pas vous alerter… et de vous ménager. J’ai trop peur de devoir partir : c’est beaucoup trop tôt ! Je ne suis pas prête ! Je suis trop attachée à vous ; j’ai encore besoin de vous ! Si seulement je pouvais rester encore un peu plus… je cauchemarde, je m’accumule les conflits via les réseaux sociaux, je suis effrayée tout le temps, pour tout !!! ü Et dans tout ça, mon mari et moi, notre fille de 21 ans, et notre fille de 15 ans, devons, ensemble, composer au mieux pour rendre le quotidien agréable… et ils me sont à eux trois d’une très grande aide et d’une réelle efficacité, dans cette complicité qui nous lie : ils sont ma soupape ! Je reconnais la chance que j’ai de pouvoir compter sur eux et de déléguer quand je sens que c’est nécessaire et cela se fait même naturellement entre nous ! Nous faisons vraiment preuve d’endurance je trouve, autant physiquement que psychologiquement ! Nous formons une vraie équipe ! Je les en remercie (même si nous faisons en sorte d’épargner au maximum la plus jeune d’entre nous…). Alors oui nous vivons une période humaine intense et nous sommes solidaires en ce sens ! Je ne me nomme pas comme mal lotie aujourd’hui, mais je vous fais partager les effets de cette situation sur chacun de nous et sur notre collectif à long terme… Chacun de nous est sensiblement touché par la situation surtout quand le déconfinement ne nous concerne pas quand les parents s’opposent à un retour à l’école ! Grâce aux multiples activités proposées nous tenons bon, et c’est essentiel ! Et parce que notre implication personnelle et notre engagement professionnel s’harmonisent pour accompagner au mieux ces enfants que nous accueillons et pour qui nous nous sommes engagés, nous gardons espoir en ce quotidien, au-delà des épreuves et de notre discipline qui devient à elle seule pluridisciplinaire, entre éducation quotidienne familiale, accompagnement scolaire et soutien psychologique… Mais je crains surtout les effets négatifs sur le psychisme de ces enfants fragiles que nous accueillons après déconfinement définitif ! Et à l’idée même du déconfinement ils semblent déjà s’inquiéter ! La réouverture vers l’extérieur ne risque-t-elle pas de les sur angoisser et de carencer leur addiction affective comblée au plus haut point durant ce confinement à nos côtés ? Marie-Laure Deligné Assistante familiale

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  • Pouponnieres services de reanimation psy | programmepegase

    Les pouponnières sociales, services de soins intensifs de réanimation affective et psychique Un paradoxe de l'histoire a longtemps jeté le doute sur le bien-fondé de l'accueil des bébés et des enfants en collectivité. Pourtant beaucoup de pouponnières qui se sont formées à une prise en charge de qualité sont devenues de vrais services de pointe en soins intensifs de réanimation affective et psychique. ​ En 1945, René Spitz, professeur de psychiatrie à Denver, décrit, dans un ouvrage éponyme, «Hospitalism", un tableau clinique qu'il observe chez des bébés séparés de leur mère et élevés à l'hôpital sans lien affectif privilégié. Il décrit comment ces bébés qui vivent en institution se dépriment, puis, pour un tiers d'entre eux, meurent des effets de la privation affective. Spitz n'était pas le premier à l'observer, on peut en lire des descriptions en France dès le 18ème siècle, mais il eut le génie d'y mettre un nom, "l'hospitalisme", et surtout de montrer qu'il était possible d'y remédier simplement en autorisant et organisant les attaches affectives des enfants séparés. Il faut ajouter que le bénéfice d’un accueil protecteur, même collectif, avait déjà été décrit à la fin du 19ème siècle. En 1860, le Doyen de la faculté de médecine de Paris, le Professeur Ambroise Tardieu, écrivait : « Les pauvres enfants exposés aux mauvais traitements et aux privations sont généralement pâles, d’une maigreur extrême parfois squelettique, offrant tous les caractères d’une décrépitude précoce. Les traits de leur visage respirent la tristesse ; ils sont timides et craintifs, souvent hébétés et l’œil éteint ; plus souvent au contraire d’une intelligence hâtive qui ne s’exprime que par le feu sombre du regard. Une particularité très importante à noter, c’est la rapidité avec laquelle changent cette expression et cette physionomie, dès que les enfants, recueillis par la charité publique ou placés sous protection de la justice, se voient soustraits à leur supplice de tous les jours » . De cela, rien n’a changé. ​ La diffusion de ce concept de l’hospitalisme - Spitz en fît même un film documentaire – provoquât une révolution dans la prise en charge institutionnelle des bébés séparés. Depuis les bébés ont pu être accueillis avec attention en collectivité ou à l’hôpital, ce qui a changé la vie de millions et de millions d'enfants. La qualité du nursing en service de néonatalogie en est un exemple que personne ne discute aujourd’hui. Cette révolution conceptuelle fait qu'aujourd'hui les parents n'ont plus de raison de craindre pour la qualité de l'accueil de leur enfant à l'hôpital (les parents peuvent même l'y accompagner) ou en collectivité (crèche, école maternelle...). La dimension des attaches affectives de l'enfant y est désormais universellement reconnue. Les pouponnières sociales ont aussi bénéficié de ces évolutions qualitatives. ​ En France, dès 1946, Jenny Aubry, psychiatre et psychanalyste, après avoir voyagé et étudié l’organisation de la pédopsychiatrie aux USA et au RU, restructure un dépôt d’enfants de l’Assistance Publique de Paris pour lutter contre l’hospitalisme. Elle crée en 1950 le premier placement familial spécialisé. Cette forme d’organisation qui associe le plus souvent des familles d’accueil à une pouponnière, assez bien implantée en France, est née de cette innovation et a depuis fait ses preuves. Mais il faudra attendre 1978 et Simone Viel qui lance alors l’Opération Pouponnières pour que ces expériences s’étendent et ainsi voir se modifier profondément en une quinzaine d’année la prise en charge des jeunes enfants placés en collectivité. Ce mouvement collaboratif aura structuré un accueil de qualité qui reste un leg toujours vivant, transmis par l’expérience à l’intérieur même des établissements qui l’ont porté. Le programme Pegase s’inspire de tous ces travaux antérieurs. ​ La carence affective n’est donc plus désormais associée à la collectivité, qui bienveillante et bientraitante, peut au contraire la soigner. Les expériences d’Emmi Pickler, de Jenny Aubry, d’Anna Freud et l’Opération pouponnières en France l’ont démontré. A contrario, au XXIème siècle les tableaux contemporains d'hospitalisme s’observent dans le milieu familial et à domicile ou l’on découvre encore régulièrement dans des familles déficientes des enfants en grand danger affectif et vital. Car l’hospitalisme, bien qu’à domicile, est aussi destructeur au plan physique, psychique et du développement que dans les tableaux initialement décrits en institution et il reste toujours potentiellement mortel. ​ Pourtant persiste encore en background un sentiment péjoratif sur la fonction des pouponnières, est-ce le choc encore vivace de la découverte des orphelinats roumains ? est-ce lié au déni sociétal de la maltraitance infantile, dont les conséquences gravissimes et scandaleuses sont le plus souvent rapportées au placement plutôt qu’à la maltraitance elle-même ? Le terme d'hospitalisme a sans doute aussi prêté à la confusion puisqu'il rapporte la carence affective au fait de la séparation et au fait de l'institution, circonstances de ses premières descriptions. ​ Quelle évolution démographique dans les placements de jeunes enfants ? ​ Pour des raisons sans doute multifactorielles – consensus scientifiques sur l’absolu besoin de sécurité primaire du bébé, meilleure formation des professionnels permettant un repérage plus précoce, - on observe dans les pays développés qui disposent de statistiques fiables sur les placements en Protection de l’enfance une augmentation forte et régulière des placements précoces - bébés et jeunes enfants -, autour de 20% en une décennie aux USA par exemple -. Cette évolution correspond certainement à une meilleure prise en compte des risques qui pèsent sur ces jeunes enfants en cas d'abus et/ou de négligence. ​ En France, si les chiffres brillent par leur absence, tous les indicateurs de terrain vont dans le sens d’un phénomène similaire et d’un taux de suractivité croissant pour l’accueil des jeunes enfants sur tout le territoire national. De nombreux Départements se voient contraints d’ouvrir de nouvelles unités d’accueil. On peut prédire sans risque que l’amélioration du repérage va accroitre le mouvement. L’invocation du soutien à la parentalité, action nécessaire pour ne pas déposséder les parents et l’enfant de leurs droits et permettre plus de pertinence dans la gestion des liens, ne doit pas faire croire que cela diminuera, ou de façon très marginale, le nombre de mises sous protection. Par ailleurs diverses études démontrent que plus de 80% des enfants placés le sont jusqu’à leur majorité, indiquant la fragilité des familles concernées. Ces bébés portent en effet en eux la vulnérabilité sociale, affective ou psychique de leurs parents. ​ Pourtant, pour des mobiles divers, dont bien souvent l’ignorance, le souhait du législateur et l’envie des décideurs politiques seraient de limiter au maximum les placements d’enfants. Et l’on voit ça et là des initiatives pour supprimer des places en pouponnières, remplacées par des suivis à domicile ou une orientation immédiate en famille d’accueil. Louable mais illusoire quand on observe la situation de ces enfants, toujours plus nombreux, et dont l’état gravissime lors des admissions présage des difficultés de prise en charge et interroge sur la qualité des dispositifs de repérage - il y a encore trop de morts -, sur l’adaptation des mesures, sur leur pertinence et sur la réactivité des administrations concernées. Il suffirait pourtant d’observer simplement la réalité et de décider d’y apporter des réponses : l’augmentation régulière du nombre de situations préoccupantes de bébés et d’OPP demandées dès la naissance, le nombre de mesures judiciaires ordonnées par les juges des enfants et non exécutées dans des délais raisonnables, le nombre de mesures en milieu ouvert inadéquates ordonnées par défaut de places, les difficultés de mise en œuvre du Projet pour l’Enfant exceptionnellement mis en place malgré son obligation légale. Et au bout du compte un tiers d’enfants porteurs de handicaps acquis par inadéquation des réponses aux besoins de protection, besoins que plus personne ne peut ignorer depuis la Conférence de consensus sur les besoins fondamentaux de l'enfant en protection de l'enfance et depuis les travaux de la «Commission des 1000 premiers jours ». Le manque d’anticipation de certaines collectivités face à cette croissance démographique observable et documentée augmente encore les retards préjudiciables aux enfants du fait d’un accroissement des tensions sur les possibilités d’accueil déjà déficitaires. La Cour des comptes vient de rappeler que « Certaines étapes du développement de l’enfant ne pourront en effet jamais être rattrapées si une mesure de protection n’est pas mise en place à temps. » ​ A quoi servent les pouponnières ? ​ Alors à quoi peuvent bien servir les pouponnières aujourd’hui ? He bien ! Comme à leur origine en 1638, année où grâce au lobbying de Saint Vincent de Paul la charge des « enfans trouvés » passa de la charité privée à la charge de la cassette du Roi, Louis XIII en l’occurrence ! La Protection des enfants devint alors une responsabilité de l’Etat. Et comme discourait le député Alphonse de Lamartine exactement deux siècles plus tard : « S’il est nu, on le vêtit ; s’il est couvert de haillons dégoûtans, on les change contre des langes propres et tièdes. Une nourrice que l’hospice loge et entretient depuis plusieurs jours est réveillée, elle lui donne le sein ; au jour, une femme des champs saine et robuste et dont la moralité est attestée par les magistrats, vient chercher et emporte sur sa tête le nourrisson qu’elle va coucher dans le berceau de son propre enfant. » C’est-à-dire à l’accueil d’urgence et à la restauration suffisante de la santé de l’enfant avant de pouvoir le confier à une famille d’accueil. Mais cela se réalise rarement dans un timing aussi succinct. En effet beaucoup de ces jeunes enfants ont besoin d’un temps de soins intensifs affectif et psychique avant de pouvoir être orientés vers un accueil pérenne. Quand le placement n’intervient pas trop tard on peut observer des redémarrages du développement et des compétences sociales et affectives parfois très impressionnants. Il s'agit bien de soins, qui nécessitent des moyens humains, une expertise professionnelle et des protocoles partagés. La Cour des Comptes vient de rappeler que les personnels des Foyers de l'Enfance relèvent de la Fonction publique hospitalière, ce que d'aucuns voudraient oublier. ​ Un accueil en famille d’accueil ne serait-il pas suffisant ? ​ Les jeunes enfants admis en pouponnières présentent une somme de pathologies et de déficiences multiples qui demandent des soins immédiats, une évaluation précise de leurs besoins en santé et l’organisation d’un programme de prise en charge sanitaire au long cours, qui doit être porté par une équipe pluridisciplinaire. Plus de 80% d’entre eux présentent des signes de souffrance psychique parfois gravissimes qui rendent leur maternage difficile du fait des troubles fréquents de l’alimentation, du sommeil, du comportement relationnel avec des pleurs fréquents ou un retrait dans la communication. Une famille d’accueil seule ne peut répondre à l’ensemble de ces besoins complexes à la fois sanitaires, psychologiques, développementaux d’un nourrisson en détresse et faire face en plus aux difficultés de prise en charge dans le maternage. C’est mettre la famille d’accueil en danger et l’enfant avec. Une proportion non négligeable de jeunes enfants sont admis en pouponnière après un ou plusieurs « échecs » en famille d’accueil dont la cause est rarement interrogée. Le plus souvent il s’agit d’un manque d’évaluation de l’adéquation entre les besoins massifs de l’enfant à tout niveau du fait de ses déficiences et le principe d’un accueil chez une assistante familiale qui de sa place, seule, ne peut répondre à tout. ​ Conclusion : ​ L’accueil en pouponnière, en collectif ou dans un service d’accueil familial spécialisé associé, permet aux enfants trop abimés de bénéficier d’une prise en charge par une équipe pluridisciplinaire afin de se restaurer suffisamment avant de continuer leur convalescence affective et psychique en famille d’accueil (soins affectifs et de l’attachement) tout en poursuivant des soins psychiques dans le long cours. Se priver de cet outil c'est comme supprimer des lits de réanimation en période d'épidémie. ​ Fermer une pouponnière sociale c'est comme supprimer des lits de réanimation en période d'épidémie ​ Docteur Daniel Rousseau ​

  • Actualités | programmepegase

    Les actualités pegase Évènements L'Ebook "Les enfants et le virus" à l'honneur dans la future exposition 2023 des Archives Nationales Les Archives nationales de Paris organisent une grande exposition sur le thème des épidémies, de la peste au Covid 19, qui se tiendra à Paris pendant 4 mois à partir d'octobre 2022. ​ Deux reproductions de dessins d’enfants tirés de notre ebook "Les enfants et le virus La vie quotidienne et les inventions dans les pouponnières sociales lors du Covid-19" ont été choisies pour illustrer la partie finale de cette exposition. ​ Vendredi 4 février 2022 Présentation du Programme Pegase en visioconférence à la Shiseido Social Welfare Foundation (Japon) Au Japon, la Shiseido Social Welfare Foundation, qui est une fondation très active en Protection de l'Enfance, s'est engagée dans une démarche d'étude et de formation dans plusieurs pays d'Asie " The Child Welfare Overseas Training" soutenue par le Ministère japonais de la Santé, du Travail et de la Protection de l'Enfance. ​ C'est dans ce cadre que le Programme Pegase a été contacté pour que nous leur présentions la Recherche Saint-Ex et le Programme Pegase. ​ Une matinée très riche avec un staff de la Fondation très affuté, avec de très nombreuses questions qui n'ont pas été épuisées. ​ D'où la décision d'organiser d'autres séminaires aux quels sera associée le Dr Céline Gréco qui coordonne de son côté le projet PACTES ​ ​ FEVRIER 2022 lancement de la Cohorte ESPER en collaboration avec l'INSERM Une douzaine de Départements et/ou pouponnières sociales vont participer en parallèle au Programme Pegase à la constitution de la Cohorte ESPER, Étude de Suivi Prospectif des Enfants pRotégés. Un millier d'enfants de moins de 42 mois y seront inclus progressivement pour un suivi longitudinal financé au moins pour deux ans avec l'objectif de poursuivre ensuite sur une longue durée. Près de 25 Départements vont donc participer directement ou indirectement au Programme Pegase et utiliser la plateforme web très innovante "Mediateam-Pegase" pour le suivi des enfants en Protection de l'Enfance. 20 JANVIER 2022 1ère Journée de Formation Nationale Pegase : 375 participants La matinée a été centrée sur l'histoire de l'évolution de l'accueil des bébés placés jusqu'au concept de bien-traitance développé par Danielle Rapoport. Deux échanges cliniques ont suivi (Dr Rosa Mascaro - Pr Gisèle Apter puis Aurélie Grandclair - Gaëtan Brault) sur les besoins spécifiques de ces bébés vulnérables et les outils pour suivre leur développement. L'après-midi a été consacré aux retours d'expérience des professionnels de plusieurs pouponnières sur la mise en œuvre du Programme Pegase dans leur établissement, avec les premières observations sur les effets sur l'organisation, l'implication des différentes fonctions soignantes et sur les enfants. Cette journée s’est déroulée en distanciel du fait de la pandémie et reste accessible gratuitement sur le site d'IdealCo La journée en replay (gratuit) Il suffit de s'inscrire sur le site IdealCo 19 novembre 2021 Présentation du Programme Pegase à la journée scientifique de la SFPEADA Cette journée a permis de présenter le Programme Pegase aux quelque 250 pédopsychiatres et disciplines associées présents à la journée scientifique de la Société Française de Psychiatrie de l'Enfant et de l'Adolescent et des Disciplines Associées. Septembre 2021 Université de l'ANAP Dijon - Présentation des Communautés de Pratique du Programme Pegase L'Equipe de Coordination Nationale Pegase a proposé de fédérer les pouponnières engagées dans le Programme avec une organisation collaborative : Les Communautés de Pratique ... et ça marche très fort. Les challenges : Appliquer un protocole de bilans de santé et de soins standardisé dans des structures sociales disparates Contourner l'hétérogénéité des environnements institutionnels, la Protection de l'Enfance étant une compétence des Départements. Faciliter l'appropriation de nouveaux outils de travail dont les bilans standardisés et leur informatisation. Impliquer les différents métiers dans le projet (direction, administration, professionnels de santé, maternant(e)s et auxiliaires de puériculture Co-construire des outils communs validés par toutes les équipes professionnelles pour répondre à ces quatre objectifs malgré l'éparpillement géographique et l'absence d'expérience de travail en commun entre les structures. MERCREDI 22 JANVIER 2020 journée de lancement du programme pegase à Avrillé 49240 Cette journée s’est déroulée au sein du Centre Départemental de l’Enfance et de la Famille du Maine-et-Loire-Village Saint Exupéry, à l’invitation de Stéphane Audrouing son directeur. Elle a été animée par le Pr Jacques DUBIN, président de l’Association Saint Exupéry pour la Recherche en Protection de l’Enfance, association qui porte le Programme PEGASE. Près de 80 participants étaient présents lors de cet événement. Les 15 établissements entrant dans PEGASE étaient représentés ainsi que l’ensemble des partenaires et acteurs. Au-delà de l’officialisation du départ de ce programme, cette journée avait pour but de favoriser les rencontres et les échanges entre les différents partenaires, de comprendre les articulations entre l’ensemble des acteurs et d’identifier les axes de travail. ​ Lire le compte-rendu in-extenso... 27 et 28 janvier 2020 premières journées de formation J1 pegase à la pouponnière de Golbey (Épinal, Vosges) Commentaires : ​ " Ce sont des outils pour améliorer nos observations et améliorer nos pratiques" ​ " C'est bien d'avoir un programme de travail et des outils communs avec d'autres pouponnières. Ce programme peut aussi aider à faire comprendre notre travail auprès des enfants et des familles et tout ce qu'il reste à faire..." ​ " D'avoir déroulé le fil du programme permet d'en comprendre l'intérêt, pour les professionnels, pour les enfants, pour les familles et de savoir qui va faire quoi, quand, comment, avec quelle charge de travail." ​ " Ce sont des outils qui vont permettre de laisser une place au parents dans le dispositif de prise en charge et de soins." ​ ​ 14 janvier 2020 première journée de formation J1 pegase à la pouponnière de l'Ermitage à Mulhouse Un lieu accueillant, des locaux flambant neuf, une équipe très engagée. Commentaires : ​ " Une opportunité intéressante qui va permettre une amélioration des pratiques, d'associer les parents, de créer des outils d'interaction avec les enfants. Et ce projet peut facilement faire école." ​ " Les bilans standardisés peuvent être très opérants pour les évaluations dans les autres structures, ça va irradier dans le bon sens du terme vers les autres lieux d'accueil : un effet désirable ! " ​ "Ce sera un apport supplémentaire pour être plus précise dans la rédaction des observations et des rapports." ​ " Ce sera un plus d'avoir une vision de ce que les enfants deviennent durant les 7 années de suivi." (après la sortie de la pouponnière) 19 et 20 décembre 2019 deux premières journées de formation J1 pegase au Foyer de l'Enfance de Strasbourg Commentaires : ​ "J'ai apprécié la clarté et le côté didactique, l'enjeu politiques publiques est intéressant." ​ " Programme très fédérateur des différentes professions et fédérateur dans le prendre soin." ​ " Bien organisé et bien présenté, hyper enrichissant professionnellement car les outils peuvent nous servir dans d'autres domaines que les enfants placés." ​ " Les grilles d'observation vont nous mettre sur une base commune, on va pouvoir s'appuyer sur les résultats pour expliquer aux parents les raisons des prises en charge de soins, d'être plus pertinents dans les rapports destinés au juge des enfants et de garder une traçabilité du parcours de l'enfant et de son développement." ​​​​ 28 novembre 2019 deuxième journée de formation J1 pegase à Angers au CHU Retours des stagiaires ​ N.B. : "Le projet paraît plus clair après cette première journée. Il relance la dynamique de mise au travail sur les pratiques. Nous avions connu les opérations pouponnières dans les années 1980, qui avaient apporté une dynamique de la pensée et très concrète dans les prises en charge. Les choses avaient été acquises mais depuis on vivait sur nos acquis et là pegase redonne une nouvelle impulsion, des projets et du possible." A.L. : "La boîte à mémoire… j’aime bien cette idée d’une cachette secrète pour les enfants ! " ​ M.H.B. : "J’attends avec impatience J2 et J3 pour mieux appréhender les échelles et mieux accompagner les assistants familiaux. Aujourd’hui si on apprivoise déjà la méthode, on a encore besoin d'acquérir plus d’expertise." C.L. "Pegase c’est un aide pour accompagner les collègues assistants familiaux dans le quotidien, penser une prise en charge adaptée à chaque enfant, et repérer là où il faut mieux accompagner chaque enfant." 21 novembre 2019 première journée de formation J1 pegase à Angers dans les locaux du CFPS Réactions à chaud : ​ Stéphanie : « Moi, j’ai découvert pegase, j’ai appris pourquoi et en quoi ce sera utile ; si nous apportons la preuve de son efficacité, cela fera écho… » ​ D.C.: " L'apport de J1 est complet, précis, ça me rebooste dans mon travail !" ​ A.S.. : « C’est bien de partir de la recherche Saint-Ex, cela permet de redonner encore plus de sens » ​ F.B. : « Cette journée donne vraiment envie de s’impliquer et de partager la passion de l’équipe pegase » J.G. : « J'ai une réponse à ma question : comment allons-nous nous organiser au regard de nos pratiques et de nos contraintes ? » ​

  • L'équipe pegase | programmepegase

    L'équipe de coordination du programme pegase Docteur Daniel ROUSSEAU Médecin coordinateur Pédopsychiatre libéral, praticien du Service de Psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent du CHU d’Angers, pédopsychiatre du Foyer Départemental de l’Enfance du Maine-et-Loire depuis 1990. A mené des recherches en Protection de l’enfance depuis plus de 20 ans (Recherche Saint-Ex : 129 bébés placés suivis 29 ans). Entendu comme expert auprès de plusieurs commissions gouvernementales sur la Protection de l’enfance. Intervenant régulier dans des formations de haut niveau (médecins, magistrats, cadres ASE). Lauréat de la Fondation de France, de la Fondation pour la Recherche en Psychiatrie et en Santé Mentale, de l’Observatoire National de l’Enfance en Danger et de l’OCIRP pour ses travaux sur la santé des enfants placés. Coordonnateur du programme PEGASE 2019-2024 : 2500 enfants placés, suivis de 0 à 7 ans, financé 8,5 millions d’euros par le ministère de la santé dans le cadre de l’Art51 de la LFSS. Mireille ROZÉ, Coordinatrice-adjointe, Psychologue clinicienne spécialisée dans l'enfance et et l'adolescence, est sensibilisée depuis plus de vingt ans à la prévention et au repérage des troubles relationnels enfant-parents et à leur expression chez le jeune enfant, en particulier en protection de l'enfance. A exercé pendant plusieurs années dans une pouponnière sanitaire et sociale et dans différents lieux d'accueil enfant-parent, service petite enfance. Travaille sur la Recherche Saint-Ex depuis les premières inclusions en 2011 et a mené à bien les trois passages successifs sur la cohorte jusqu'en 2019 soit 8 années de recherche sur la même cohorte. Elle intervient depuis plusieurs années en analyse de la pratique et comme formatrice. Docteur Ariane MONNEAU Médecin psychiatre Référente plateforme informatique au sein de l’équipe de coordination nationale du programme PEGASE. Médecin psychiatre au Centre de Santé Mental Angevin et médecin de l’Association Saint-Ex pour la Recherche en Protection de l’Enfance. Elle a pu se sensibiliser lors de son parcours aux troubles psychiques précoces consécutifs aux maltraitances et/ou aux négligences infantiles, à leur retentissement sur le développement, et à leur évolution au cours de l'enfance, de l’adolescence et de la vie adulte. ​ Virginie MARCHAND Psychologue clinicienne Exerce depuis 12 ans auprès des enfants et de leurs familles. C’est au sein de la Protection de l’Enfance (MECS, pouponnières, espace rencontre parents-enfants) qu’elle a forgé sa pratique. De l’observation du tout petit, au dépistage des troubles psychiques précoces, en passant par le travail en équipe pluridisciplinaire. Elle accompagne les équipes dans leurs pratiques professionnelles (analyse de la pratique en crèche, régulation d’équipes). Elle a également travaillé pendant plusieurs années en Lieu d’Accueil Enfant-Parent (espace de socialisation et de prévention des premiers liens parent-enfant). Mallory DURAND Psychologue Clinicienne Pendant plusieurs années, éducatrice spécialisée dans la Protection de l'Enfance dans une Maison d'Enfants à Caractère Social, puis en tant que référente à l'Aide Sociale à l'Enfance. Milieu professionnel où elle a été interpellée par ces enfants, ces adolescents et ces jeunes adultes. Animer par la dimension affective et corporelle de ces publics, Mallory a repris ses études en psychologie. Depuis quelques années, elle est psychologue clinicienne en libérale. Spécialisée dans une approche corporelle de la thérapie, la Relaxation thérapeutique. Son engagement dans le Programme Pegase est un retour dans la Protection de l'Enfance. Mallory souhaite œuvrer à plus de possibles pour ces enfants qui lui ont beaucoup appris. Emmanuelle TOUSSAINT docteur en psychologie, Maitre de Conférence associé à l'Université de Nantes Psychologue, docteur en psychologie et psychothérapeute, avec une pratique professionnelle en pédopsychiatrie (avec spécialité en psychiatrie périnatale et psychiatrie du jeune enfant) puis en protection de l'enfance (pouponnière et centre maternel) Maitre de Conférence associé à l'Université de Nantes (Enseignements en Licence, Master et DU troubles du spectre autistique). Chercheur associé à l’Université de Nantes : participation aux projets de recherches du Laboratoire de Psychologie (expertise dans le domaine de l'attachement, des jeunes enfants, les interactions adultes-enfants, l’évaluation et la prévention des difficultés de développement...) Fabienne GEORGES, assistante administrative , qui saura vous trouver toutes les solutions aux situations les plus improbables ​ ​ Anita CROHET, Coordinatrice Pegase - Puericultrice cheffe de service ​

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