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Les enfants-dieux doivent aussi être protégés…

Face à la maltraitance infantile la naïveté pourrait nous faire croire que le statut divin constitue une protection et une assurance tout risque liée à l’éternité et à la toute-puissance. Ce serait croire aussi que le statut social protègerait des abus et des négligences. La mythologie se charge de nous déniaiser sur tous ces points.


C’est ainsi que le petit Zeus se vit confiné et mis sous protection des Curètes, qui dit-on occupaient la Crête.

La légende est celle-ci :

D'après la mythologie grecque racontée par Hésiode dans La Théogonie, Cronos fut averti que l'un de ses propres enfants le détrônerait de la même façon qu'il avait, lui-même, détrôné et tué son père. Par précaution, Cronos les avalait donc un par un, au fur et à mesure qu'ils naissaient. Sa femme, Rhéa, donna naissance successivement à Hestia, Déméter, Héra, Hadès, Poséidon et Zeus. Cronos parvint à les manger tous, à l'exception de Zeus, que Rhéa avait confié à sa mère, Gaia ; elle lui substitua une grosse pierre enveloppée de langes, que son père dévora à sa place.




Zeus, bébé, sera alors confié à des nymphes qui l’élevèrent et il fut nourri par la chèvre Amalthée. Mais cela était insuffisant à le protéger de son père. L’enfant fut non seulement caché mais aussi gardé par les Curètes, peuple guerrier, qui devaient faire un bruit permanent en frappant leurs boucliers de leurs sabres afin que Cronos n'entende pas les vagissements de son fils.

Protéger un enfant même divin peut donc nécessiter la réclusion, le confinement secret, des nourrices et des éducateurs qui soient de vigilants gardiens.

Ne l’oublions pas.




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